Laurence Frappier nommée actuaire en chef du Canada

Depuis le 1er octobre, Laurence Frappier, FICA, est actuaire en chef du Canada. Cette nomination marque une étape importante dans sa carrière, consacrée à renforcer les programmes publics sur lesquels les Canadiennes et Canadiens comptent tout au long de leur vie.

À titre d’actuaire en chef au Bureau du surintendant des institutions financières, elle dirige le Bureau de l’actuaire en chef (BAC), qui fournit des conseils actuariels indépendants sur plusieurs programmes : le Régime de pensions du Canada, la Sécurité de la vieillesse, l’assurance-emploi, l’aide financière aux étudiants et étudiantes, ainsi que les régimes de retraite et d’avantages sociaux des fonctionnaires et d’autres groupes fédéraux. Ses travaux permettent au Parlement, aux gouvernements et à la population canadienne de mieux comprendre les perspectives financières à long terme de ces programmes.

Laurence a accueilli cette nomination avec gratitude, enthousiasme et humilité.

« Le Bureau de l’actuaire en chef est reconnu depuis longtemps pour son indépendance, son intégrité et son excellence professionnelle. Je me sens privilégiée de pouvoir contribuer à ce patrimoine », mentionne-t-elle.

Cette nomination revêt aussi une signification personnelle. Depuis plus de 10 ans, Laurence contribue à des programmes publics essentiels à la population canadienne, tout en bénéficiant de l’expérience de ses collègues, mentors et dirigeants. Elle considère son nouveau rôle comme un honneur et une grande responsabilité.

Une solide expérience des programmes publics canadiens

Laurence s’est jointe au BAC en 2011, après 15 ans dans le secteur des régimes de retraite privés. Avant de devenir actuaire en chef, elle occupait le poste de directrice principale et supervisait les rapports actuariels, les études et les services-conseils portant sur divers programmes publics. Ce parcours lui a permis de mieux saisir les facteurs démographiques et économiques qui les façonnent, de même que les défis propres à chacun.

« La diversité des programmes dont nous sommes responsables est l’une des particularités du travail au BAC », explique-t-elle. « Qu’il s’agisse du Régime de pensions du Canada, de la Sécurité de la vieillesse, de l’assurance-emploi, de l’aide financière aux étudiants et étudiantes ou des régimes de retraite et d’avantages sociaux du secteur public, cette expérience diversifiée m’a permis de mieux comprendre les défis propres aux programmes publics canadiens. »

La direction d’équipes, le développement des talents et la collaboration avec les clients et les parties prenantes ont aussi marqué son parcours. Ces expériences ont renforcé sa conviction que le leadership repose avant tout sur les relations humaines.

Cette conviction orientera son leadership comme actuaire en chef. Elle veut préserver l’indépendance, le professionnalisme et l’excellence actuarielle du BAC, tout en faisant participer son personnel à l’évolution de l’organisation.

« Le succès du BAC repose depuis toujours sur le talent et le dévouement de son personnel. J’ai hâte de travailler avec lui pour écrire le prochain chapitre de l’organisation », souligne-t-elle.

Faire la lumière sur l’incertitude

Le BAC évalue des programmes à long terme exposés à des risques complexes et interreliés. Au-delà de produire les projections les plus précises possibles, il aide les décideurs à cerner les changements potentiels, leurs conséquences et l’incertitude entourant les résultats.

« L’indépendance, la transparence et une communication claire des risques sont indispensables pour préserver la confiance du public dans nos travaux et dans les programmes auxquels nous offrons des services actuariels. »

Laurence Frappier, FICA, actuaire en chef

Cette responsabilité devient de plus en plus complexe. Les tendances démographiques et économiques, les risques climatiques et les avancées technologiques peuvent influer sur les programmes évalués par le BAC et sur les hypothèses qui fondent ses projections.

Laurence souligne que ces tendances sont interreliées. Les risques climatiques, par exemple, peuvent toucher à la fois les facteurs démographiques, économiques et financiers. Selon elle, cette interdépendance accentuera l’incertitude dans les années à venir.

« Les changements s’accélèrent et les résultats possibles se diversifient », insiste-t-elle. « Il est donc essentiel de bien comprendre les risques, d’envisager plusieurs scénarios et de communiquer clairement l’incertitude. »

La vision d’avenir de Laurence

En tant qu’actuaire en chef, Laurence veut préserver les forces qui ont bâti la réputation du BAC, tout en faisant évoluer l’organisation pour relever les nouveaux défis.

« Ma priorité est de miser sur les atouts qui ont fait du Bureau de l’actuaire en chef une organisation respectée et digne de confiance, tout en continuant de l’adapter aux nouveaux défis et possibilités », mentionne-t-elle.

Forte d’une carrière au service du public, Laurence mise sur la continuité et l’adaptation pour préparer le BAC aux défis à venir.

Laurence Frappier

Laurence Frappier, FICA, FSA, actuaire en chef du Canada, possède une vaste expérience du système de revenus de retraite canadien. En plus de son rôle de vice-présidente du Forum sur les régimes de retraite, les avantages sociaux et la sécurité sociale de l’Association actuarielle internationale, elle siège également au sein de la Commission sur la participation à l’Association actuarielle internationale de l’ICA.