Adhésion et éducation
 

Histoire du PAU

L’ICA favorise l’avancement de la science actuarielle au moyen de la recherche, offre et parraine des programmes de formation et de qualification des membres et des membres éventuels, veille à ce que les services fournis par ses membres respectent des normes professionnelles très élevées, est autoréglementé et applique des règles de déontologie, et défend les intérêts de la profession auprès des instances gouvernementales et du public dans l’élaboration des politiques publiques.

À la lumière de ces thèmes prioritaires et du contexte opérationnel en évolution constante, l’ICA a examiné les mesures à prendre pour assurer sa pertinence pour la prochaine et les futures générations d’actuaires, de même que la façon dont il s’y prendra pour attirer au sein de la profession les meilleurs et les plus brillants éléments pour assurer la force, l’unité et la pérennité de l’Institut à long terme.

La façon dont l’ICA forme ses membres et assure leur qualification constitue un élément essentiel de sa pertinence. Par le passé, l’ICA s’appuyait fortement sur les systèmes d’éducation et d’examens de la Casualty Actuarial Society (CAS) et de la Society of Actuaries (SOA) pour assurer la formation et l’évaluation des actuaires du Canada, qui étaient complétées par du contenu purement canadien. L’ICA accorde une grande valeur à sa longue histoire de collaboration avec ses partenaires au chapitre de la formation et espère maintenir la coopération et la communication pour tous les aspects de la formation.

Toutefois, le Canada possède des programmes universitaires rigoureux en actuariat qui sont sous-utilisés par la profession. Les universités canadiennes ont une réputation mondiale d’excellence fondée sur la qualité et la rigueur de leurs programmes, et elles sont bien placées pour introduire des techniques de pointe et pour mener des recherches progressistes de manière à faire avancer la profession. De plus, quelques-uns des premiers examens professionnels constituent un dédoublement important des efforts exigés des étudiants universitaires au plan du contenu d’examen.

Les programmes d’agrément ont été utilisés efficacement au Royaume-Uni (IFoA), en Australie et en Afrique du Sud (ASSA), ce que l’ICA a reconnu dans le cadre d’ententes de reconnaissance mutuelle avec l’IFoA et l’Australie. L’ICA a tenu compte de ces programmes lorsqu’il a conçu le Programme d’agrément universitaire (PAU) et il remercie ces organismes pour leur travail acharné.

En outre, la formation universitaire est habituellement acceptée dans le cadre du processus de certification au sein d’autres professions, notamment la comptabilité, l’ingénierie, ainsi que les professions médicales et juridiques. L’ICA estime que la profession actuarielle au Canada se prête bien à l’agrément.

L’enseignement universitaire, allié à l’interaction en classe avec les pairs, offre un contexte propice au développement du jugement complexe, à la formation dans des domaines poussés tels la modélisation stochastique, le développement des habiletés liées à la présentation orale et écrite, et le développement de compétences essentielles en matière de techniques d’encadrement et de gestion.

La méthode actuelle de préparation aux examens d’actuariat repose sur un modèle autodidactique. L’ICA estime qu’une approche combinant l’enseignement universitaire pour certaines exigences d’entrée, et la discipline rigoureuse de l’autoapprentissage pour les exigences du programme de Fellow, agrémentée d’activités complémentaires de formation et de perfectionnement professionnel, renforcera la qualité globale des candidats qui intègrent la profession.

En bref, une démarche diversifiée en matière de formation actuarielle au Canada est prisée. Le processus d’agrément a pour but d’encourager les points forts de chaque université agréée et les divers cours d’actuariat à l’échelle locale tout en veillant au respect des exigences de l’ICA au plan des crédits.

À l’heure actuelle, l’agrément est offert sur la base de chaque cours. L’agrément d’un programme ne serait envisagé que si les avantages sont clairs et si le processus permet d’améliorer le modèle de formation.

Afin de comprendre l’état d’avancement actuel du PAU de l’ICA, il est utile de comprendre l’historique du processus.

La reconnaissance du dédoublement des efforts exigés des étudiants universitaires canadiens au plan du contenu d’examen remonte à 1970, et que les universités canadiennes pourraient être mieux utilisées aux fins de la formation et des examens actuariels. En 2008, le Groupe de travail chargé de recommander un futur modèle d’éducation pour l’ICA a produit un rapport sur le sujet.

L’Institut a relancé cette initiative du futur modèle d’éducation en 2009 et, pendant une courte période, la SOA, la CAS et l’ICA ont participé à un comité conjoint sur l’agrément.

En 2010, le Conseil d’administration de l’ICA a pris la décision d’aller de l’avant et d’établir le mandat suivant :

Élaborer un modèle de Programme d’agrément universitaire (PAU) canadien en vue d’accorder des exemptions de certains examens d’actuariat. Ce modèle doit maintenir le calibre supérieur des aspirants actuaires et établir et appliquer des normes élevées visant chaque université agréée et chaque étudiant fréquentant celles-ci.

En 2011, un premier groupe de 10 universités reçoit l’agrément pour les cours offerts à compter de l’automne 2012. En 2013, une autre université s’est vue accorder le statut d’agrément dès l’automne 2013.

 

Programme d’agrément universitaire (PAU) Logo



Le PAU permet à l’ICA d’accorder des crédits jusqu’à concurrence de quatre examens professionnels préliminaires. En travaillant étroitement et rigoureusement avec les 11 universités agréées à l’échelle du pays, l’ICA maintient les normes d’éducation les plus élevées.