Adhésion et éducation
 
 

Profil des étudiants – Défi du conférencier invité

Faites la connaissance de trois des six étudiants qui ont participé au défi du conférencier invité de l’ICA à l’occasion du congrès de l’Association nationale des étudiants en actuariat (ANÉA) tenu en janvier.

En janvier 2017, l’Institut canadien des actuaires (ICA) a invité les étudiants assistant au congrès de l’Association nationale des étudiants en actuariat (ANÉA) à prendre part au défi du conférencier invité et à venir présenter à l’auditoire leurs idées novatrices pour exploiter les compétences des actuaires dans l’avenir dans des domaines non traditionnels et à mériter ainsi la chance de présenter un exposé à l’occasion de la séance portant sur l’innovation et l’évolution de la profession actuarielle dans le cadre du même congrès.

Six aspirants-actuaires ont relevé le défi et se sont exprimés à titre de conférenciers invités aux côtés de Claude Ferguson, FICA, président de la Commission de l’ICA sur les pratiques émergentes, Joel Li, AICA, directeur, analyses prédictives chez Allstate, et Jamie Jocsak, FICA, actuaire, BCH Actuarial Services.

Nous sommes ravis de présenter le profil de ces #futursactuaires. Nous publierons d’autres profils d’étudiants le mois prochain.

Raymond Li

Raymond LiRaymond Li est étudiant en actuariat à l’Université de Waterloo. Il est très engagé auprès du club d’actuariat de l’Université de Waterloo, plus récemment à titre de président. Il a fait des stages coopératifs chez Desjardins Groupe d’assurances générales, Aon Hewitt et au sein de l’équipe d’analytique avancée de la société Economical Insurance.

L’objectif de carrière de Raymond est assez simple : expérimenter le plus possible dans le domaine de l’actuariat. Jusqu’ici, ses intérêts visent principalement le secteur des assurances IARD, mais il s’intéresse également à l’analyse de données, en particulier la visualisation de données, l’application dans les secteurs gouvernemental et judiciaire, et la gestion opérationnelle. À court ou moyen terme, il espère obtenir son titre de Fellow et souhaite contribuer aux activités des institutions qui soutiennent la profession comme l’ICA, la Casualty Actuarial Society (CAS) ou la Society of Actuaries (SOA).

Réflexion de Raymond Li quant à l’évolution de la pratique actuarielle : « Je crois que les actuaires sont les mieux placés pour exploiter les puissantes compétences en plein développement en matière de mise en récit des données. La mise en récit des données est le processus par lequel on articule une histoire autour des données et des statistiques dans le but de convaincre et de stimuler le changement. Elle comprend la visualisation interactive et dynamique des données et la composition soigneuse d’un discours amenant l’auditoire à en arriver à la même conclusion que le présentateur. »

George Ren

George RenGeorge Ren est étudiant en actuariat à l’Université de Toronto et est actuellement en stage de travail à la société Allstate Assurance. Il fait du mentorat auprès d’étudiants de première année en actuariat. À ce titre, il leur présente l’industrie et ses chefs de file.

George veut devenir actuaire et être en mesure d’apporter des changements dans le monde en exploitant de façon efficace les renseignements financiers et statistiques. Il a toujours été curieux au sujet de l’incertitude et du fonctionnement du concept de la probabilité dans la réalité. Il prévoit d’obtenir son titre de Fellow et d’explorer toutes les possibilités qui sont offertes aux actuaires afin d’acquérir de l’expérience dans plusieurs domaines. Il espère avoir une carrière qui non seulement le mettra devant des situations compliquées et épineuses nécessitant des solutions créatives, mais qui lui permettra aussi de faire une différence.

Réflexion de George Ren quant à l’évolution de la pratique actuarielle : « J’ai une vision de l’avenir des compétences actuarielles selon laquelle ces dernières ne comprendront pas uniquement des notions financières et mathématiques, mais intégreront aussi des notions de tous les domaines. J’imagine la création d’autres volets de spécialité qui permettraient aux actuaires d’apprendre les rouages d’autres industries. J’imagine les actuaires possédant des notions en médecine et en santé être des conseillers de confiance en matière de politiques visant l’assurance de personnes. J’imagine les personnes possédant les compétences actuarielles travailler aux côtés de médias d’information et de politiciens afin de mettre en contexte l’information lorsqu’elle se présente. »

Mihailo Cvetkovic

Mihailo CvetkovicMihailo Cvetkovic est étudiant à l’Université de Toronto et poursuit actuellement une majeure en actuariat et en mathématiques. Bien qu’il ait toujours eu de la facilité en mathématiques, son intérêt pour ce domaine s’est vraiment développé pendant ses deuxième et troisième années d’université, lorsqu’il a décidé d’en apprendre davantage au sujet des mathématiques abstraites et théoriques.

Mihailo a déjà réussi deux examens de la SOA et prévoit de terminer son troisième (Models for Financial Economics (MFE)) d’ici la fin de 2017. Dans son développement de carrière, il aimerait se diversifier et acquérir de l’expérience dans toutes les facettes de la profession actuarielle : travail technique, travail de consultation et axé sur les clients et travail de gestion. Il est d’avis que les grands décideurs devraient posséder une compréhension approfondie de tous les facteurs ayant une incidence sur chaque décision. Il aime jongler avec les données, les optimiser et repérer les problèmes grâce à l’interprétation des données, et pourrait envisager de poursuivre une carrière dans le domaine de l’analyse de données et de la science des données.

Réflexion de Mihailo Cvetkovic quant à l’évolution de la pratique actuarielle : « Dans l’avenir, je crois que l’ensemble des compétences actuarielles est appelé à changer afin d’intégrer des connaissances accrues en matière de programmation informatique. Les prédictions populaires selon lesquelles les véhicules autonomes viendront changer l’industrie de l’assurance automobile, qui passerait de l’assurance des conducteurs à la cyberassurance — soit le fait d’assurer la voiture contre les logiciels malveillants et le piratage — pousseront la science actuarielle à se tourner vers la programmation informatique. L’actuariat étant une profession toujours à la recherche de données plus amples, nous voudrons obtenir de copieuses quantités de données permettant de déterminer pourquoi certains systèmes se font pirater, comment on les pirate et quel type de personne est plus susceptible d’être victime de piratage. »